Je suis ravi de vous retrouver pour un article différent de ce que j’ai l’habitude de proposer sur ce blog, puisque je vous propose de faire un tour – de piste, au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.

J’y suis allé avant de prendre mon vol pour Dubrovnik, j’y suis resté seulement 2 heures mais le musée en soit mériterait qu’on y passe la journée pour tout voir ! Alors, je me suis donc concentré sur les appareils exposés sur le tarmac.

Au programme aujourd’hui, je vous propose de découvrir essentiellement des appareils civils, en particulier dédiés au transport de passagers. Restez bien jusqu’au bout, j’ai une petite surprise pour vous. Bien sûr, le Musée de l’Air et de l’Espace ne se limite pas qu’à cela alors je vous recommande d’aller le visiter sans hésiter. N’hésitez pas non plus à consulter leur site web pour préparer votre visite.

Boeing 747-128 d’Air France

En arrivant sur le tarmac, je me retrouve nez à nez avec ce Boeing 747-128 d’Air France transformé en musée et que l’on peut donc visiter.

L’escalier menant à l’étage étant fermé, je ne pourrais pas voir le salon de la première classe et le cockpit. Pour information, les 747-100 ne se pilotaient pas à 2 mais à 3 puisqu’il y avait un mécanicien navigant, ce dernier a disparu avec l’arrivée du 747-400.

Si vous tenez à voir cette partie de l’appareil, je vous recommande la visite guidée proposée sur la chaine YouTube du musée.

Visite guidée sur la chaîne YouTube du musée

Puis, je poursuis ma visite en passant par la classe affaires que proposait à l’époque Air France.

Siège en classe affaires
Siège en classe affaires

Après quoi, je passe par le galley. C’est ici que les PNC préparaient les prestations servies aux passagers pendant le vol.

Galley
Galley

Juste après le tronçon central de l’appareil, une section a été aménagé permettant ainsi d’observer la structure de l’appareil et le volume disponible. De la même manière, une rangée de siège de classe économique a été décomposée pour laisser apparaître la structure des sièges.

Composition siège d'avion
De quoi est fait un siège d’avion ?

Il est possible d’accéder à la soute, je me rends vraiment compte de la taille gigantesque, il y a même une voiture, c’est dingue !

Soute
Soute

A l’arrière, les avgeeks aguerris se rendront compte immédiatement de l’anachronisme puisque cette cabine a été réaménagée avec des sièges plus récents, d’ailleurs il me semble qu’on peut encore les retrouver à bord de certains Boeing 777 d’Air France.

Classe économique
Sièges en classe économique

Airbus A380

Autre géant au musée, le premier Airbus A380 a débarqué ici en 2017. Il a effectué le premier vol de l’A380 le 27 avril 2005. A ce jour, il n’est pas possible de le visiter, j’espère que ça sera le cas plus tard.

Airbus A380
Airbus A380

Un peu plus loin, il y a l’un des moteurs Rolls Royce Trent 900 qui a servi pour les essais en vol. Il était présent pour le premier vol de l’A380.

Concorde

Situés ans un hall dédié, 2 exemplaires du Concorde avec un passé complétement différent sont conservés. L’un est le premier prototype, le Concorde 001 (F-WTSS), c’est lui qui a effectué le tout premier vol le 2 mars 1969 à Toulouse. L’autre est un modèle de série, le Concorde 215 aussi surnommé Sierra Delta à cause de son immatriculation F-BTSD.

Premier prototype & Sierra Delta
Concorde 001 & Sierra Delta (de gauche à droite)

Concorde 001

Commençons la visite avec le Concorde 001, le premier que Sud Aviation assembla à Toulouse.

Concorde 101
Concorde 101

L’entrée s’effectue grâce à un escalier ventral, solution qui n’a pas été retenue pour les modèles de série.

Escalier ventral
Escalier ventral

Le prototype est également caractérisé par l’absence de sièges destiné au transport de passager, un câblage électrique de couleur orange pour les capteurs et de plusieurs pupitres destinés aux ingénieurs d’essai en vol.

Concorde Sierra Delta

Poursuivons la visite du hall des Concorde avec le Sierra Delta, modèle de série, qui a servi chez Air France.

L’appareil est toujours équipé de l’élégante cabine que l’on doit à Andrée Putman. Il s’agit de la cabine qui a équipé les appareils d’Air France pendant ses dernières années de service.

Cabine du Concorde d'Air France réalisée par Andrée Putman
Cabine du Concorde d’Air France réalisée par Andrée Putman

Autres particularités de cet avion, il était équipé de 4 turboréacteurs avec réchauffe qui ont rendu ce projet possible, et à l’arrière il y a une roulette de queue pour palier le cabrage important lors du décollage et de l’atterrissage.

Cockpits

L’exposition des 2 modèles permet de se rendre compte des différences entre le cockpit du prototype qui n’était pas encore au point et celui de série.

Mercure 100

Développé par Dassault à la fin des années 60, le Mercure 100 fût un échec commercial puisque seulement 10 exemplaires de série seront construits, et tous vendus à Air Inter, Dassault ne trouvera pas d’autres clients.

Il y 3 principales raisons derrière cet échec. Premièrement, la portée de l’appareil était trop limité, par exemple il était adapté aux vols domestiques en France mais il n’était pas adapté pour les vols régionaux américains. Deuxièmement, il a eu un solide concurrent : le Boeing 737. Troisièmement, le choc pétrolier de 1973 n’a pas du tout aidé

Canadair CL-215

Toujours sur le tarmac, on peut voir un exemplaire du Canadair CL-215 de la Sécurité Civile reconnaissable facilement avec sa livrée. Il a participé à la lutte pendant de nombreuses années contre les incendies en France avant d’être remplacé par le CL-415.

Canadair CL-215
Canadair CL-215

Ariane 5

Fleuron de l’industrie aérospatiale européenne, Ariane 5, est un lanceur de satellites toujours utilisé de nos jours.

Le musée expose une maquette à taille réelle de la fusée qui fait pas moins de 54 mètres de haut. Il y a également sa petite sœur, Ariane 1 que j’ai oublié de prendre en photo, oups.

Fusée Ariane 5
Ariane 5

Les débuts de l’aviation à réaction

Je vous avais promis une surprise au début de cet article, alors la voici !

Si l’aviation est telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire à réaction, c’est grâce à des prototypes qui ont permis le développement de cette technologie. Certes, ce ne sont pas les tout premiers modèles, mais ils sont remarquables et ils ont permis une grande avancée dans ce domaine.

Je pense en particulier au travail de René Leduc qui a été un grand ingénieur français et pionnier de l’aviation. Au Bourget, sont exposés les avions Leduc 010 et Leduc 022, destinés à être porté par un avion plus grand avant d’être lâché et d’utiliser son statoréacteur, hallucinant !

Le mot de la fin

Et bien, c’est tout pour cette visite du Musée de l’Air et de l’Espace, j’espère que vous l’aurez appréciée. N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Comme indiqué dans l’introduction, il y a encore plein d’autres choses à voir sur place !

Sources

  • Musée de l’Air et de l’Espace, Aéroport de Paris – Le Bourget
  • Ainsi que son site web et sa chaine YouTube.
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